Reader Ad Slot
Reader Ad Slot placeholder
If you would like to support SpookStack without paying out of pocket, please consider allowing advertising cookies. It helps cover hosting costs and keeps the archive free to browse. You can change this choice at any time.
CIA RDP83 00415r006800050005 6
Page 173
173 / 592
Approved For Release 2004/02/19 : CIA-RDP83-00415R006800050005-6
1950 TEMPS NOUVEAUX , N° 43
identique est portée par Olga Volochina, kol-
khozienne. quadragénaire d’un kolkhoz cé-
téalier de la région de Tchkalov, et par une
toute jeune cultivatrice de coton, Sarakhan
Kotchkorova (Kirghizie).
Soudain, dominant le brouhaha, s’éléve la
puissanite et harmonieuse voix de Paul Robe-
son, si famili¢re 4 tous. « Grande et belle est
ma libre patrie », chante en russe Robeson en
atticulant avec soin chaque mot de cette chan-
son soviétique connue. On se presse autour de
la radiola. Mais otti, il est ici, avec nous, Paul
Robeson! Avec nous, également, tous cetx
qui luttent pour la paix! La Salle des Colon-
nes se prolonge loin au dela de ses murs. Elle
englobe toute lhumanité d’avant-garde qui
lutte pour la paix.
C’est au chant de Robeson qtte nous visitons
Pexposition organisée a4 lintention des délé-
gués. Nous voyons Staline sur le tableau
célébre di aul pinceaus de Chourpine: «Le
matin de notre patrie ». La silhouette du chef
se détache sur un fond de vaste steppe, avec
des cheminées d’usine qui s’égrénent, légéres,
au loin. Les paisibles rayons du soleil. du matin
éclairent la téte et les mains de l'homme qui
accomplit une si grande ceuvre pour la paix
du monde.
Sur tun autre tableau T. Lyssenko, de [’Aca-
démie des Sciences de l’U.R.S.S. examine un
épi lourdement chargé de grains: Se détachant
pour un instant de son microscope, Olga Lé-
péchinskatfa, vieille universitaire, nous scrute
du regard pergant de ses yeux.
Et voici une petite toile de. Réchetnikov qui
attire l’attention. Nous sommes dans un coin du
Paris de nos jours. Un gamin parisien, petit-
fils de Pimmortel Gavroche, monté sur le dos
d’un de ses camarades, trace sur le mur
d'une maison le mot précieux entre tous:
« Paix ». Le plus petit des enfants, dressé sur
la pointe des pieds, tend 4 l'autre une tasse
contenant une solution de craie. L’ainé qui
porte une casquctte doit avoir treize ou quator-
ze ans. Quel visage hardi et volontaire! C’est
déja un combattant de la paix qui ne se lais-
sera pas intimider! Leur dangereuse besogne,
ils ne ta font pas pour la premiére fois: on
voit se détacher sur le mur, en caractéres a
moitié effacés, le méme mot de « paix» tracé
précédemment, a cdté d’une petite colombe.
... Aprés la pause, la Conférence reprend
ses travaux. Les délégués garnissent les files
droites des fauteuils. On voit des figures
conuties. Voici, dans une loge, Pacha Angué-
lina..On continue 4 l’appeler. d’un diminutif :
« Pacha». Elle est depuis longtemps Praskovla
“Nikititchna, elle a depuis longtemps ses en-
fants qu’elle éléve, mais, pour son pays qui l’a
vue grandir, elle reste toujours sa. petite fille
Pacha...
A cette tribune, la paix est prénée encore
plus passionnément qu’il y a un an. C’est que
durant l’année écoulée, la menace de guerre
est devenue encore plus sensible, les agressifs
‘ projets des Etats-Unis se sont encore préci-
sés,
E. Tarlé, de Académie des Sciences de
VU.R.S.S., a dit dans son intéressant discours:
— Quwils n’oublient donc pas Stalingrad.
que l’on oublie difficilement méme si l’on a
la mémoire courte. Qu’ils n’oublient pas le
grand homme dont le nom a été donné 4
Stalingrad...
C’est ainsi que Vhistorien Tarlé a terminé
son discours. ..
Mouvement dans la salle. Deux personnes
tnontent a la tribune simultanément, fait inso-
lite, et d’ailleurs l’un d’eux, l’orateur qui parle
avec le concours d’un interpréte, a certains
traits qui le distinguent. C’est M. Crowther,
le représentant du Comité du Congrés mondial
des partisans de la paix, président du
Comité britannique pour la paix. Il assista
également en qualité d’invité 4 la premiére
Conférence des partisans de la paix de
PU.LR.S.S.
— Pendant qtte je volais vers Moscou dans
la nuit de dimanche, dit Crowther, lair était
calme et le ciel trés pur. En haut scintillaient
de> milliers d’astres et en bas, des ‘milliers de
feux. La lueur de Moscou devint visible lors-
qu’on était encore loin de la ville. En appro-
chant, j'ai pu discerner certaines constellations
parmi ces flammes, et en particulier, les
flammes trés vives d'un édifice géant que je
ne connaissais pas. J’at appris peu aprés que
v’était le batiment de la nouvelle Université
de Moscou en construction 4 l’endroit méme
des monts Lénine que j’avais visités en aoit
1949. Il y a un an, le travail ne faisait que
commencer dans ce chantier. Mes amis!
N’est-ce pas la réponse des citoyens soviéti-
ques a la question de savoir ce qu’ils pensent
de la paix et de la guerre? ..
— Et que fait en ce moment le général
MacArthur ? continue M. Crowther. Je vous le
demande, je le demande 4 tous les hommes et
a toutes Iles femmes du monde entier, quels
sont donc les agresseurs: ceux qui batissent
des universités ou ceux qui lancent des bombes
sur la population civile de la Corée?
Des applaudissements couvrent ces paroles.
Approved For Release 2004/02/19 : CIA-RDP83-00415R006800050005-6
Reveal the original PDF page, then click a word to highlight the OCR text.
Community corrections
No user corrections yet.
Comments
No comments on this document yet.
Bottom Reader Ad Slot
Bottom Reader Ad Slot placeholder
If you would like to support SpookStack without paying out of pocket, please consider allowing advertising cookies. It helps cover hosting costs and keeps the archive free to browse. You can change this choice at any time.
Continue Exploring
Agency Collection
Explore This Archive Cluster
Broad Topic Hub
Topic Hub
pigs operation
soviet control induce
Related subtopics
Subtopic
Subtopic