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CIA RDP83 00415r006800050005 6
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PS
LO ee AN MO RN a pm vn me ee ene
quéte parlementaire, la loi ne nunit pas le dé
pute qui se laisse corrompre. Geux de la trizo-
ne peuvent étre fiers : en fait d’encouragement
non dissimulé a la concussion, Bonn a damé
le pion 4 Washington ot Ia loi interdit la cor-
ruption tout au moins sur le papier,
LA GUERRE DU PAIN A BERLIN
Les Berlinois ne s'ennuient pas. Le général
Taylor, commandant du secteur américain, et
ses fidéles écuyers A |’Hétel de ville de
Berlin-OQuest, ne leur en laissent pas le loisir.
Leurs nouvelles incursions contre les trans-
ports en commun herlinois avant été repous-
sées énergiquement par les cheminots, ils ont
transféré la suerre froide sur un autre terrain.
Ce nouveau front est tourné contre les mé-
nageres en premier lieu. A la limite des « sece
ieurs de la liberté», nom que Taylor a le cy-
nisme de donner’a son fief, les argousins ou-
vrent les filets des ménagéres et leur confis-
quent les denrées et. avant tout, le pain ache-
té dans le secteur Fst. Ils arrétent les tram-
ways, les autos, les cyclistes. A Vusine «Os
‘am », On a fouillé les ouvriers 4 l’entrée et on
‘eur a pris les cigarettes et le café achetés
dans le secteur Est.
On a méme spécialement institué une « come
Mission pour la lutte contre les achats 4
VEst ». Peinant jour et nuit, elle a établi.des
mesures d’une grande envergure: on a l’in-
lention de fermer les houlangeries qui aché-
tent de la farine dans le secteur Fst, de retirer
ja patente aux maisons qui ont des filiales
dans la République démocratiaue allemande.
On avait méme l’intention de paver aux vieil-
jards et invalides une partie de leur pension,
ot aux travailleurs une nartie de leur salaire,
on en argent, mais avec des bons de pain et
de services communaux valables dans les sec
teurs ouest de Berlin seulement. Mais il fallut
renoncer 4 cette brillante idée par peur de la
colére des affamés.
D’oit vient ce nouvel acces Whystérie?
Crest que, dans le secteur Fst de Ber-
lin, les prix sont systématiquement diminués
cans le commerce non rationné ot que les tic-
kets ont été supprimés pour certaines denrées
importantes comme les pommes de terre. Par
contre, a Berlin-Ouest comme dans toute l’Al-
lemagne occidentale, les prix montent de jour
ci jour. Deptis le milien de juin, Ie pain a
augmenté de 12%. la farine de 16%, le tiz, le
gruau d’avoine et ta semoule — de 20%,’ le
beurre de 44%, le veau de 54%. fe saindoux
: CIA-RDP83-00415R006800050005-6
Ne 43. Approved For Release 2904/04/19 RPP gs 00
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de 50%. Le prix des pommes de terre a pres-
que triplé et celui du poisson a doudlé ou tri-
plé. Pour les chaussures, la hausse a été de
35% et pour la laine, de 55%.
Les habitants de Berlin-Ouest ont cherché
A remédier 4 cet état de choses en transférant
dans le secteur Fst une prande partie de leurs
achats quotidiens. Ce fut un désastre pour
le commerce des secteurs de l'Onest of la pro-
duction du pain, notamment, diminus, sa ven-
te ayant baissé de 70%. L’organisation du
commerce d’Etat de la République démocrati-
que allemande a offert aux boulangers de Ber-
lin-Ouest de leur fournir de Ja farine. Les bou-
langers acceptérent bien volontiers, mais les
autorités des secteurs ouest les empéchent de
profiter de cette possibilité,
Les brillantes incursions de Taylor dans Jes
poches des ménagéres ont conduit les Berlinois
a donner un autre nom a la « guerre froide »
en l’appelant la « guerre du pain»...
UN TRAIT DE MCEURS ;
DES COLONIALISTES FRANCAIS
Parmi les prisonniers francais capturés A
Donkhe par les troupes vietnamiennes se
trouvait l’aide de camp du capitaine Alliaux,
commandant de la garnison, enfui avant la
prise de la forteresse. A ce propos, cet aide de
camp a conté un &pisode fort curieux qui per-
met de juger des rceurs des colonialistes fran-
¢ais.
— Dans la nuit du 16 au 17 septembre, les
troupes vietnamiennes commencérent lattaque
de la ville. L’artillerie et les mitrailleuses des
assaillants tiraient avec une prande précision.
Tous nos artilleurs périrent. Dans la matinée
du 17, le capitaine Alliaux me donna lordre
denvoyer au général Marchand un télégram-
nie ainsi libellé :
« Donkhe est en grand danger. L’ennemi
s'est emparé cette nuit de tous les postes voi-
sins. Notre unité a subi de graves pertes.
Priére d’envoyer immédiatement des corps de
parachutistes. »
— Nous rectimes bientét la réponse :
«C’est dimanche aujourd’hui. Le général
Marchand regoit. Il y aura une soirée dansan-
te. Veuillez attend-e. »
— Le capitaine Alliaux, trés ému du manque
de munitions, perdit toute maitrise de soi.
« Si le général Marchand peut danser, cla-
mait-il, je peux bien ficher le camp de ce
maudit poste...»
Approved For Release 2004/02/19 : CIA-RDP83-00415R006800050005-6
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